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Équipements de sécurité

Éclairage de sécurité : vos blocs marchent-ils vraiment ?

Par Simon Rezé, Gérant de First IncendieMis à jour le 21 septembre 2026 · 6 min de lecture

Au-dessus de votre porte de sortie, un petit bloc blanc. Son voyant vert est allumé, tout va bien. Vraiment ? 🤔

Ce voyant dit seulement que le bloc est branché sur le secteur. Il ne dit rien de sa batterie, la seule chose qui compte le jour où le courant saute. Voici comment fonctionne l'éclairage de sécurité, ce que dit la loi, et comment savoir si le vôtre marche vraiment.

En bref

L'éclairage de sécurité s'allume tout seul quand le courant normal disparaît, pour que chacun trouve la sortie. Il doit tenir une heure au moins (article EC 7 dans un ERP, article 7 de l'arrêté du 14 décembre 2011 sur un lieu de travail). Tout lieu de travail en a un (article R. 4227-14 du Code du travail). Chaque mois, l'exploitant vérifie que les blocs s'allument quand on coupe le courant, et tous les six mois qu'ils tiennent une heure (article EC 14 ; article 11 de l'arrêté de 2011). Un bloc dont le voyant est allumé est seulement branché sur le secteur : cela ne dit rien de sa batterie.

À quoi sert l'éclairage de sécurité ?

L'éclairage de sécurité prend le relais dès que l'éclairage normal disparaît, sans que personne n'ait à l'allumer. Il ne remplace pas l'éclairage normal : il donne juste assez de lumière pour sortir. D'après les textes, il a trois missions (article 4 de l'arrêté du 14 décembre 2011 ; les deux premières aussi à l'article EC 8) :

  • l'éclairage d'évacuation : il éclaire les chemins, les sorties, les panneaux, les obstacles et chaque changement de direction ;
  • l'éclairage d'ambiance, ou antipanique : dans les grandes salles, il garde assez de lumière pour éviter la panique et les chutes ;
  • l'aide aux secours : il permet d'appliquer les mesures de sécurité et facilite le travail des pompiers.

Il existe deux façons de le faire. Les blocs autonomes (les BAES) ont chacun leur batterie. Une source centralisée, elle, est une grosse batterie qui alimente tous les luminaires du bâtiment. Dans les deux cas, l'éclairage doit tenir une heure au moins (article EC 7 dans un ERP, article 7 de l'arrêté du 14 décembre 2011 sur un lieu de travail).

Un bloc allumé est-il un bloc qui marche ?

Non. Et c'est l'erreur que je rencontre le plus souvent chez nos clients. 😅

Un bloc autonome a trois états :

  • En veille : le courant normal est là. Le bloc est branché sur le 230 volts, il recharge sa batterie et son voyant est allumé. C'est l'état de tous les jours (article EC 14).
  • En fonctionnement : le courant normal disparaît. Le bloc s'allume grâce à sa batterie.
  • Au repos : le courant a été coupé exprès, le soir ou pendant les congés. La télécommande éteint les blocs pour ne pas vider leurs batteries, et ils repassent seuls en veille au retour du courant (articles EC 12 et EC 14).

Le voyant de veille prouve donc une seule chose : le bloc reçoit le courant. Une batterie morte ne se voit pas. Le bloc a l'air parfait… jusqu'à la coupure, où il s'éteint au bout de quelques secondes, ou ne s'allume pas du tout.

Qui doit avoir un éclairage de sécurité ?

  • Sur un lieu de travail, tout établissement a un éclairage de sécurité qui permet d'évacuer si l'éclairage normal s'arrête (article R. 4227-14 du Code du travail). Seul un local qui réunit trois conditions en est dispensé : il donne de plain-pied sur un couloir éclairé ou sur l'extérieur, il accueille moins de 20 personnes, et personne n'y a plus de 30 mètres à parcourir (article 5 de l'arrêté du 14 décembre 2011).
  • Dans un ERP des quatre premières catégories, l'éclairage d'évacuation est obligatoire dans les locaux de 50 personnes et plus, et dans ceux de plus de 300 m² (100 m² en sous-sol) ; l'éclairage d'ambiance, dans les locaux qui reçoivent 100 personnes (50 en sous-sol) (article EC 8).
  • Dans un ERP de 5e catégorie, les escaliers et les couloirs de plus de 10 mètres ou au parcours compliqué, et les salles de plus de 100 m², ont un éclairage de sécurité d'évacuation (article PE 24).

Dans les couloirs, les blocs sont espacés de 15 mètres au plus (article EC 9 ; article 5 de l'arrêté de 2011). Tous les détails de pose sont sur notre page éclairage de sécurité.

Quels essais faire, et à quelle fréquence ?

La loi partage le travail entre vous et le technicien.

Ce que vous faites, vous (article EC 14 dans un ERP, article 11 de l'arrêté du 14 décembre 2011 sur un lieu de travail) :

  • chaque mois, vérifier que tous les blocs s'allument quand l'éclairage normal est coupé, que la télécommande les met au repos, et qu'ils reviennent en veille au retour du courant ;
  • tous les six mois, vérifier qu'ils tiennent une heure ;
  • noter ces essais et leurs résultats au registre de sécurité (ERP) ou au registre des vérifications électriques (lieu de travail, article R. 4226-19 du Code du travail).

Ce que fait le technicien :

  • dans un ERP des quatre premières catégories, les installations d'éclairage sont vérifiées chaque année (article EL 19), par un technicien compétent qui l'inscrit au registre de sécurité (article GE 10) ;
  • dans un ERP de 5e catégorie, l'éclairage est vérifié par un technicien compétent tous les trois ans au plus (article PE 4) ;
  • sur un lieu de travail, les textes s'arrêtent à vos essais mensuels et semestriels. Nous recommandons d'y ajouter une visite annuelle, comme dans un ERP.
Essai Qui Quand Texte
Allumage des blocs, télécommande Vous Chaque mois EC 14 ; arrêté de 2011, art. 11
Autonomie d'une heure Vous Tous les 6 mois EC 14 ; arrêté de 2011, art. 11
Vérification par un technicien Technicien compétent Chaque année en ERP 1 à 4 ; 3 ans au plus en 5e catégorie EL 19 ; PE 4
Visite d'un technicien sur un lieu de travail Technicien Chaque année (notre recommandation) Aucun texte

Qu'est-ce que nous trouvons en intervention ?

Toujours les mêmes choses : des blocs hors service, des blocs qui ne s'allument plus à la coupure, et des batteries mortes. Le plus souvent, le client ne s'en doutait pas, puisque le voyant était allumé.

À chaque visite, nos techniciens coupent le courant, regardent chaque bloc s'allumer, testent la télécommande, contrôlent les batteries et notent tout au registre. Une batterie usée se change ; un bloc hors d'usage se remplace.

Vous ne savez plus quand vos blocs ont été testés ? Contactez-nous : nous vous établissons un devis gratuit. 💡

Questions fréquentes

Combien de temps un bloc de secours doit-il éclairer ?

Une heure au moins, que l'éclairage vienne de blocs autonomes ou d'une source centralisée (article EC 7 dans un ERP, article 7 de l'arrêté du 14 décembre 2011 sur un lieu de travail). C'est le temps prévu pour évacuer tout le bâtiment.

Que faire quand un bloc signale un défaut ?

Sur un bloc équipé d'un système de test automatique, un voyant signale l'anomalie. Le bloc peut être réparé dès qu'elle est constatée, et la réparation est notée au registre de sécurité (article EC 13). Souvent, il suffit de changer la batterie ; parfois, c'est le bloc entier.

Combien coûte la vérification des blocs de secours ?

Le prix dépend du nombre de blocs, de leur type et du déplacement. Nous établissons un devis gratuit, qui peut regrouper vos autres équipements (extincteurs, alarme, désenfumage) : contactez-nous.

Sources : Code du travail, article R. 4227-14 · Code du travail, article R. 4226-19 · Arrêté du 14 décembre 2011, article 4 · Arrêté du 14 décembre 2011, article 5 · Arrêté du 14 décembre 2011, article 7 · Arrêté du 14 décembre 2011, article 11 · Règlement de sécurité ERP, article EC 7 · Règlement de sécurité ERP, article EC 8 · Règlement de sécurité ERP, article EC 9 · Règlement de sécurité ERP, article EC 12 · Règlement de sécurité ERP, article EC 13 · Règlement de sécurité ERP, article EC 14 · Règlement de sécurité ERP, article EL 19 · Règlement de sécurité ERP, article GE 10 · Règlement de sécurité ERP, article PE 4 · Règlement de sécurité ERP, article PE 24

Simon Rezé

L'auteur

Simon Rezé, Gérant de First Incendie

Simon Rezé a fondé First Incendie en 2024 à Rennes, après une première expérience dans une entreprise de sécurité incendie. Vérificateur qualifié CNPP et titulaire du SSIAP 1, il dirige l'entreprise et signe tous les articles du site.

  • Vérificateur qualifié d'extincteurs portatifs et mobiles (CNPP)
  • Technicien qualifié réseaux RIA / PIA (CNPP)
  • Technicien qualifié en désenfumage naturel (CNPP)
  • Technicien qualifié en éclairage de sécurité (CNPP)

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